Evènements de Gdim Izik: Les accusés veulent saboter le procès et pratiquer le “terrorisme judiciaire” (observateur international)

Source MAP

Rabat – Les accusés dans les événements de Gdim Izik, poursuivis pour constitution de bandes criminelles et violences sur les forces de l’ordre ayant entraîné la mort avec préméditation, mutilation de cadavres et complicité, veulent saboter le procès et pratiquer le “terrorisme judiciaire” pour effrayer les familles des victimes et les témoins, a fait remarquer l’observateur international, le professeur français Jean-Yves De Cara.

C’est une mauvaise stratégie, car par cette attitude, qui discrédite leur propre position, ils avouent qu’ils ont eu des “pratiques terroristes”, a relevé dans un entretien à la MAP M. De Cara, professeur à l’université de Paris, qui suit les différentes étapes du procès qui se poursuit devant la Chambre criminelle près l’annexe de la Cour d’appel à Salé.

Il a appelé, dans ce cadre, à plus de respect pour les familles des victimes lors de l’audience, estimant anormal le fait de “laisser les accusés s’exprimer de manière choquante, avec des cris, des youyous et des agitations blessantes pour les familles des victimes qui restent silencieuses”.

Par ailleurs, M. De Cara, qui est également vice-président de l’Association pour la promotion des libertés fondamentales (APLF), a relevé la forte volonté de politiser ce procès, qui est selon lui “un dossier criminel ordinaire” dans le sens où les accusés sont des personnes “ordinaires” poursuivies pour actes criminels qui relèvent de la barbarie condamnés par les conventions internationales.

“Cette politisation tente de faire dériver les débats de ce procès vers des considérations qui tiennent au statut du territoire du Sahara marocain”, a-t-il expliqué, se disant frappé par les conséquences de cette volonté de politisation qui tente à déformer tout le procès, à travers l’attitude des accusés et les slogans politiques qu’ils crient.

Quant au déroulement du procès, M. De Cara a noté que toutes les conditions d’un procès équitable et exemplaire sont réunies, relevant qu’il garantit généralement un certain nombre de droits au bénéfice de toutes les parties, accusés comme victimes.

La Cour a entamé mardi l’audition des témoins à charge parmi les éléments des Forces auxiliaires et de la Protection civile et a reporté celle des rédacteurs des procès-verbaux de la Gendarmerie Royale jusqu’à l’audition des autres témoins, en réponse à une requête de la défense des accusés et de la partie civile.

Les événements de Gdim Izik avaient fait 11 morts et 70 blessés parmi les forces de l’ordre et quatre parmi les civils, ainsi que d’énormes dégâts matériels au niveau des établissements publics et des biens privés.

Le procès de Gdim Izik se tient devant une juridiction civile après la décision de la Cour de cassation d’annuler le verdict prononcé contre les mis en cause par le tribunal militaire en 2013. Le Tribunal militaire de Rabat avait condamné, le 17 février 2013, à des peines variant entre la perpétuité, 30 ans, 25 ans et 20 ans de prison ferme, les 25 personnes impliquées dans cette affaire, dont l’une par contumace.

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